„Manner Gëft, méi Aartevillfalt – Liewen ouni Pestiziden“
Les pesticides sont dangereux pour l’environnement et la santé humaine, ceci ne fait aucun doute. Pour cette raison, la campagne nationale « sans pesticides », soutenue par un grand nombre d’acteurs dans le domaine de l’environnement, souhaite attirer l’attention sur les impacts nocifs des pesticides et mettre en avant des méthodes alternatives. Les pesticides sont utilisés dans l‘agriculture et dans le cadre de l’entretien de surfaces publiques ou communales. De tels produits sont également utilisés dans les jardins privés et dans les ménages sous forme d’insecticides (par ex. les bombes anti-moustiques ou les produits anti-poux), de fongicides (protection contre les moisissures) ou d’herbicides (par ex. anti-limaces ou désherbants). Par ailleurs, les pesticides sont difficilement dégradables et s’accumulent dans les sols et les cours d’eau, rejoignant ainsi tôt ou tard notre chaîne alimentaire. De par leur action non spécifique, ils tuent de nombreux insectes utiles et plantes, détruisent la structure des sols et réduisent leur fertilité.
Pour cette raison, il est obligatoire et urgent de repenser l‘utilisation de pesticides dans notre milieu (habitat et espace de vie). Les communes devraient toujours intégrer l’abandon de pesticides dans une approche globale visant à préserver ou à accroître la biodiversité en milieu urbain. Les municipalités peuvent tenir compte de l’abandon des pesticides dès le stade de planification, aménager les surfaces de la manière la plus naturelle possible (par ex. désimperméabilisation par la mise en place de revêtements perméables à l’eau) ou obtenir les résultats souhaités en utilisant des machines ou en renforçant le travail manuel (intervention d’un plus grand nombre de personnes). Des campagnes de sensibilisation et d’information sont nécessaires pour accroître l’acceptabilité et le changement de comportement souhaité auprès des populations.
L’exemple donné par les communes peut également être transposé au jardin particulier. L’abandon des pesticides et une biodiversité accrue en milieu urbain sont faciles à réaliser dans le propre jardin. Quelques astuces suffisent. Un jardin sauvage a un charme particulier et offre des habitats à de nombreux animaux utiles, par ex. les hérissons, les crapauds, les lézards, les perce-oreilles, les staphylins, les araignées ou les coccinelles. Les pelouses fleuries et parfumées sont bien plus belles que les pelouses stériles et les herbes sauvages sur le balcon ou la terrasse attirent les insectes, accroissent le bien-être et enrichissent la cuisine. En encourageant une végétation systématique et en comblant les trous dans les plates-bandes de fleurs et de plantes vivaces, il est possible de refouler les plantes indésirables telles que le chardon, l’herbe aux goutteux, le chiendent ou le liseron des haies. De nombreuses mauvaises herbes, les orties ou le pissenlit par exemple, peuvent être très bons pour la santé ; on parle même dans ce contexte d’herbes médicinales. Dans son propre jardin, chacun d’entre nous peut fixer son seuil de tolérance et renoncer à l’utilisation de pesticides.
Si vous décidez d’utiliser dans un cas donné des pesticides, il s‘impose de respecter strictement les consignes d’utilisation et les avertissements figurant sur l’emballage du produit. Il est indispensable de porter des vêtements de protection appropriés, de stocker dûment les produits et d’éliminer les produits résiduels dans les règles de l’art. Les phrases indiquant les risques et les conseils de prudence (phrases R et S) qui figurent sur l’emballage et servent à décrire les caractéristiques dangereuses des composants sont une aide importante pour les utilisateurs. Il convient donc d’y apporter une grande attention.
Un portail internet sur le thème des pesticides a été mis en place dans le cadre de la campagne. Il comprend toutes les informations importantes de même que des documents informatifs à télécharger.
Les pesticides dans la maison – les insectes ne sont pas tous nuisibles
Le printemps est bientôt de retour et, par là même, les insectes qui nous gênent, nous piquent ou s’attaquent aux produits alimentaires et aux vêtements. Mais attention de ne pas recourir à un remède pire que le mal. Il arrive fréquemment que les insecticides soient plus nocifs que l’insecte proprement dit. De nombreux insecticides que l’on trouve dans le commerce contiennent des pyréthroïdes. Ces substances ont l’effet de neurotoxines sur tous les organismes vivants, pas seulement sur les insectes.
Utilisées à l’intérieur, les matières actives peuvent s’accumuler dans le mobilier, les tapis, les papiers peints ou les peluches. Elles se dégagent ensuite et rejoignent lentement l’air ambiant, altérant ainsi la santé humaine.
Moustiques
Les bombes anti-moustiques et les diffuseurs électriques sont très efficaces, mais pas seulement contre les insectes. L’organisation ‚Warentest‘ recommande de ne les utiliser qu’en cas d’urgence, par exemple pour tuer les moustiques qui se sont installés dans une maison de vacances près d’un lac. Il ne faut en aucun cas rester dans la pièce pendant un certain temps après l’application.
Les répulsifs à mettre sur la peau contiennent soit des produits chimiques soit des produits naturels comme l’huile d’arbre à thé. Les personnes sensibles peuvent être allergiques à tous les produits. Ici aussi, les instituts réalisant des tests recommandent de ne pas utiliser ces produits trop fréquemment et de ne pas les appliquer sur de grandes surfaces.
Les méthodes les plus écologiques et, sans aucun doute, les moins nocives sont les méthodes mécaniques pour lutter contre les insectes indésirables. Nous citerons parmi elles les moustiquaires, les chasse-mouches ou les pièges collants. Bien utilisés, ces dispositifs sont très efficaces.
On trouve également des lampes UV et des bips haute fréquence. Les lampes UV attirent les insectes qui sont tués par une grille sous tension. Ces lampes tuent également les insectes utiles et sont donc interdites à l’extérieur. Selon les informations des instituts réalisant des tests, les bips haute fréquence n’ont qu’un faible effet.
Insectes nuisant aux vêtements et aux produits alimentaires
La meilleure manière de lutter contre ces insectes est d’éloigner les sources de nourriture. Les fruits laissés dehors sont moins problématiques, mais les autres produits alimentaires devraient rester bien fermés. On évite ainsi que les mites alimentaires ou les fourmis ne soient attirées par les odeurs.
En pratique, ce sont les fourmis qui posent le plus de problèmes. Les pièges-appâts sont certes efficaces, mais ils ne sont pas seulement toxiques pour les fourmis. Outre l’attractif, ils contiennent un insecticide. Il existe toute une série de remèdes de bonne femme dignes d’être testés. La première mesure consiste à répandre des répulsifs, par exemple de l’huile de lavande ou du vinaigre, sur les passages des fourmis. Un poison naturel est le sel de corne de cerf, une poudre à lever, mélangé à du sucre. Si rien ne permet d’éliminer le problème et si l’on trouve la fourmilière, il est possible de verser dessus un purin de plantes.
Insectes utiles
De nombreux insectes sont utiles et aident l’homme, par ex. en fécondant les fleurs ou en luttant contre d’autres insectes dans le jardin. Il faudrait par ex. promouvoir dès que possible la présence des araignées autour de la maison, au lieu de les éloigner, car elles se nourrissent également de moustiques.
Les guêpes, les abeilles, les frelons sont d’excellents pollinisateurs. Si vous trouvez un nid dans le grenier ou dans une cabane, faites-vous conseiller par des représentants de Natur & Umwelt avant de combattre éventuellement ces insectes.
Que faire de vieux pesticides ?
Si vous ne voulez plus utiliser d’insecticides ou si vous trouvez des ‚vieux‘ pesticides à la cave, n’hésitez pas à les remettre aux collectes mobiles de la SuperDrecksKëscht® dans votre commune ou à votre centre de recyclage afin qu’ils soient éliminés dans les règles de l’art. Les emballages jugés ‚vides‘ contiennent souvent des résidus de matière active et devraient donc être remis à la SuperDrecksKëscht® par souci de sécurité. Cette dernière veille à ce que les produits phytosanitaires soient incinérés à température élevée dans une installation appropriée et donc neutralisés.
Veuillez notamment respecter les points suivants :
- Les pesticides contenant des carbures, utilisés par ex. pour lutter contre les campagnols, peuvent prendre feu au contact de l’eau ou de l’humidité. Veuillez respecter en tous les cas les consignes de sécurité.
- Veuillez respecter les consignes d’utilisation, les conseils sur les dangers et les consignes de sécurité (porter des gants, laver avec soin !) lorsque vous manipulez des insecticides (également des emballages ‘vides’).
- Stockez les pesticides, emballages compris, hors de la portée des enfants. Laissez toujours les produits dans leur emballage d’origine afin de retrouver plus tard les informations relatives à l’utilisation et à la sécurité.
Article sous forme de pdf.




